| La Femme - Les vertus de la femme |
Q : Quel est l’avis juridique sur le fait qu’un homme étranger entende la voix d’une femme par téléphone ou par un autre moyen de communication ?
R : Selon l’avis le plus correct, la voix de la femme est une cAwra pour les hommes qui lui sont étrangers.
C’est pour cette raison qu’elle ne doit pas prononcer le Tasbîh[1] pendant la prière lorsque l’imam se trompe comme le font les hommes, mais elle doit juste taper des mains. Elle ne peut pas non plus se charger de faire l’appel à la prière qui requiert d’élever la voix. De même, elle ne doit pas hausser la voix lorsqu’elle répète les formules de Talbiya pendant l’état de sacralisation, juste de manière à ce que sa compagne entende.
Cependant, les savants permettent à la femme de parler avec les hommes en cas de besoin, comme répondre à une question, mais à condition de s’éloigner de toute suspicion et d’être à l’abri de l’éveil du désir, car Allah dit :
![]()
« Ne soyez pas trop complaisantes dans votre langage, afin que celui dont le cœur est malade [l’hypocrite] ne vous convoite pas. »[2]
En effet, le désir malsain de l’adultère peut s’installer dans le cœur, si la femme parle aux hommes d’une voix douce, ou qu’elle évoque ce qui se passe entre les deux époux (dans l’intimité) ou des sujets semblables.
En se basant sur ce qui vient d’être dit, la femme peut donc répondre au téléphone, en se limitant à ce qui est nécessaire, que ce soit lorsqu’elle appelle ou répond à quelqu’un, car dans les deux cas, c’est une nécessité de le faire.
- Fatwa de cheikh Ibn Jibrîn
- Fatâwâ al-Mar’a (Fatwas concernant les femmes), page 211.
| < Préc | Suivant > |
|---|


