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La Femme - Les vertus de la femme

Q : Est-il permis à une femme de voyager par avion sans Mahram sachant qu’elle est en sécurité ?

 

 

 

R : Le Prophète, sur lui la prière et le salut d’Allah, a dit :

« La femme ne doit voyager qu’avec un Mahram. »[1]


Il a dit ceci alors qu’il prêchait sur la chaire, pendant les jours du pèlerinage. Un homme se leva alors et dit : « Ô Envoyé d’Allah ! Ma femme est partie en Pèlerinage, alors que j’étais engagé dans telle bataille. » Le Prophète, sur lui la prière et le salut d’Allah, répliqua :

 

« Vas faire le pèlerinage avec ta femme. »[2]

Le Prophète, sur lui la prière et le salut d’Allah, lui a donc ordonné d’abandonner la bataille et d’accompagner sa femme au Pèlerinage, mais ne lui a pas dit : « Ta femme est-elle en sécurité ? » ou « Est-elle en compagnie de femmes ? » ou « Est-elle en compagnie de ses voisins ? » Ceci implique donc que l’interdiction du voyage de la femme sans Mahram est générale, car le danger peut exister même dans l’avion. Examinons ensemble comment ce danger peut survenir.

 

Cet homme qui a voulu que sa femme voyage par avion, à quel moment la laisse-t-il seule après l’avoir accompagnée à l’aéroport ? Il la laisse seule dans l’attente de monter à bord de l’avion. Elle demeurera donc seule sans Mahram dans la salle d’embarquement. Supposons que son mari l’accompagne jusque dans l’avion et la laisse, avant que l’avion décolle. N’est-il pas possible que l’avion rebrousse chemin ? Ceci est probable car il arrive que l’avion revienne à cause d’une panne technique ou de mauvaises conditions météorologiques.

Supposons maintenant que l’avion continue sa trajectoire et parvienne à destination, mais trouve l’aéroport occupé ou dans des conditions non propices à l’atterrissage. L’avion se trouve alors contraint d’atterrir ailleurs. Ceci est possible. A supposer que l’avion décolle au moment prévu et atterrisse à l’endroit prévu, mais le Mahram qui devait attendre la femme n’est pas venu à cause d’un imprévu.

Supposons, enfin, que le dernier cas de figure n’ait pas eu lieu, et que le Mahram soit arrivé à temps, le danger qui persiste est de savoir qui va s’asseoir à côté d’elle dans l’avion. Ce ne sera pas forcément une femme. Il se peut qu’un homme s’assoie à côté d’elle. Et cet homme peut être le plus pervers des serviteurs d’Allah. Il lui sourit, engage une discussion avec elle, plaisante avec elle, prend son numéro de téléphone et lui donne le sien. Ceci n’est-il pas possible ? Qui peut être à l’abri de tels dangers ?

C’est pour toutes ces raisons que l’interdiction du Prophète, sur lui la prière et le salut d’Allah, à la femme de voyager seule sans Mahram sans donner de détails, ni de limites, est d’une grande sagesse.

Mais l’on pourrait se dire : Le Prophète, sur lui la prière et le salut d’Allah, ne connaissait pas l’invisible, et n’était pas au courant de l’existence un jour des avions. Il faut donc interpréter ses propos comme étant applicables pour le voyage sur un chameau et non pas à bord d’un avion. Par conséquent, nous dirons que la femme n’a pas le droit de voyager sans Mahram sur un chameau, car le Prophète, sur lui la prière et le salut d’Allah, ne savait rien sur l’avènement des avions qui parcourent la distance entre Tayf et Riyad en une heure et quart alors qu’elle était parcourue auparavant en un mois ?

 

La réponse à ceci est que si le Prophète, sur lui la prière et le salut d’Allah, ne savait pas, le Seigneur du Prophète, qu’Il soit glorifié, Lui sait sûrement. C’est Lui d’ailleurs qui dit :

« Et Nous avons fait descendre sur toi le Livre, comme un exposé explicite de toute chose. »[3]

 

 

Je mets donc mes frères en garde contre ce phénomène dangereux, à savoir le laxisme quant au voyage de la femme sans Mahram. De même, je les mets en garde contre l’isolement du chauffeur avec une femme seule même en ville, car ceci est dangereux aussi. Enfin, je les avertis de l’isolement d’une femme avec les proches de son mari dans une maison, car lorsque le Prophète, sur lui la prière et le salut d’Allah, a dit :

 

« Méfiez-vous de vous introduire auprès des femmes »

 

il a été interrogé :  « Ô Messager d’Allah ! Et s’il s’agit du beau-frère ? » Il répliqua :

 

« Justement, le beau-frère, c’est la mort. »[4],


voulant dire par là qu’il faut se méfier du beau-frère comme l’on se méfie de la mort.

 

D’ailleurs, il est surprenant d’entendre certains savants, qu’Allah leur pardonne, dire que la réplique du Prophète, sur lui la prière et le salut d’Allah :

 

« Justement, le beau-frère, c’est la mort »,


signifie qu’il est inévitable que le frère du mari rentre chez la femme de son frère comme il est inévitable que la mort arrive !

 

 

  • Fatwas du cheikh Otheimine, page 852,853

 



[1] Rapporté par Al-Bukhârî dans le chapitre du combat (n°3006), et par Muslim dans le chapitre du pèlerinage (n°1341).

[2] Ibid.

[3] Les Abeilles, v. 89.

[4] Rapporté par Al-Bukhârî dans le chapitre du mariage (n°5232), et Muslim dans le chapitre du salut (n°2172).

 
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    Mon habitude à la faculté, ainsi celle de beaucoup de jeunes là-bas, est de fréquenter les étudiants et les étudiantes - juifs et chrétiens - en leur adressant naturellement la parole ; on leur sourit et on leur adresse de belles paroles.

    Certains amis m’ont déconseillé d’aller là-bas, en raison du danger que cela représente pour la personne sur son comportement et la relation avec sa religion, mais aussi pour sa femme et ses enfants. Le spectacle quotidien de ce que nous avons décrit a en effet tendance à accoutumer la personne à la dépravation. Ces amis ont cité pour me convaincre le verset suivant :

     

    « Ceux qui ont fait du tort à eux-mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes en disant : “Où en étiez-vous ?” (à propos de leur religion). »1

    Ils ont cité aussi la parole de l’exégète Ibn Kathîr : « Celui qui séjourne parmi les mécréants est injuste envers lui-même. Ce qu’il fait est un grand péché comme le montre le verset, et les savants sont unanimes à ce sujet, tant qu’il ne pratique pas ouvertement sa religion. »

    Ces amis m’ont dit que la pratique ouverte de la religion ne se limite pas à prier et à jeûner, mais consiste surtout à appliquer ce qu’appliquait le prophète Ibrâhîm (Abraham), que le salut soit sur lui, à savoir le fait qu’il faille ouvertement renier la mécréance de ceux parmi lesquels on vit et les renier eux-mêmes. Il faut leur affirmer ouvertement qu’ils sont dans l’égarement et qu’il existe entre nous une inimité.

    Ces amis m’ont dit que Cheikh Muhammad ibn ‘Abdul-Wahhâb, qu’Allah lui soit clément, a déclaré dans son livre As-Sîra, que l’islam d’une personne n’est pas parfait tant que celle-ci ne haït pas les mécréants en leur montrant qu’ils les détestent et son hostilité envers eux, même s’il délaisse l’associa­tionnisme (Shirk) et proclame l’unicité d’Allah (Tawhîd).

    Ces mêmes amis m’ont cité ces deux paroles du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui :

    « Je renie tout musulman qui réside parmi les associateurs »,

    « Allah n’accepte les actes de l’associateur qui devient musulman qu’à condition qu’il se sépare des associateurs. »

    Ils m’ont dit : « Le Prophète, prière et salut pour lui, a exigé du Compagnon Jarîr, au moment où il a fait serment d’allégeance pour devenir musulman, de se séparer des associateurs. »

    Je suis maintenant confus et hésitant, et ma question est la suivante : « Quel est l’avis juridique correct concernant mon voyage et mes études là-bas ? Que signifie exactement la pratique ouverte de la religion qui est posée comme condition à la permission de voyager là-bas ? Ma belle-famille est-elle en tort si elle permet à ma femme de voyager, tout en sachant ce qui se passe là-bas ? Ou doit-elle plutôt lui interdire de voyager ? »

    Je vous demande de bien détailler la réponse à cette question importante qui concerne un grand nombre de jeunes musulmans.

     

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