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Images islamique pays

Q : Un grand nombre de gens voyagent en dehors des pays musulmans où les péchés sont une chose normale.

Parmi eux, il y a ceux qui voyagent pour passer la soi-disant lune de miel.

Pouvez-vous adressez vos conseils, votre éminence, à vos frères en islam et aux gouverneurs afin qu’ils prennent conscience de ce problème ?

 

 

R : La louange est à Allah et la prière et le salut sur le Messager d’Allah, sur sa famille, ses Compagnons et ceux qui ont suivi sa voie.

Nul doute que voyager vers les pays des mécréants représente un grand danger, non seulement pendant les noces et ce que l’on appelle la lune de miel, mais aussi pendant les autres périodes.

Il est du devoir du croyant de craindre Allah et d’éviter les causes du danger.

Voyager vers les pays des mécréants et les pays où personne ne conteste les choses blâmables constitue un énorme danger pour ses mœurs, sa religion, et celle de sa femme si elle l’accompagne.

Les jeunes et tous nos frères doivent délaisser ce genre de voyages et rester dans leurs pays, pendant leurs noces et en dehors, en espérant qu’Allah, gloire et pureté à Lui, les préserve des tentations du diable.

Quant au voyage vers les pays où il y a la mécréance, l’égarement, le libertinage, la perversité, la fornication et l’alcool, ceci représente un grand danger pour l’homme et la femme. Combien sont ceux qui étaient pieux et qui sont devenus pervers, et combien étaient musulmans, et sont revenus mécréants après le voyage. Alors, nous disons que le danger du voyage vers les pays des mécréants est énorme. A ce sujet le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit :

« Je désavoue tout musulman qui réside au milieu des mécréants. »[1]

et il a dit aussi :

« Allah n’accepte pas l’acte d’un mécréant après avoir embrassé l’islam jusqu’à ce qu’il se sépare des mécréants. »[2]

 

C’est une obligation d’éviter de voyager vers les pays des mécréants pendant la lune de miel ou après, car les savants ont déclaré que c’est formellement interdit sauf peut-être pour quelqu’un qui possède une science islamique et de la clairvoyance, et qui pourrait partir pour inviter les gens à embrasser l’islam, les faire sortir des ténèbres vers la lumière en leur montrant les bienfaits de l’islam, ou encore, enseigner aux musulmans qui vivent dans ces pays les principes de leur religion et les différentes voies de la bienfaisance. Celui-ci pourrait espérer avoir une grande récompense et l’énorme rétribution auprès d’Allah.

En général, il ne pèse pas de grand danger sur ce genre de personne du fait de la science qu’il possède, et de sa piété, mais s’il craint pour sa religion, qu’il ne voyage pas vers ces pays, afin de préserver sa religion et d’éviter les tentations qui pourraient lui nuire.  Par contre, si le voyage vers ces pays mécréants, vers l’Europe ou ailleurs, est fait pour assouvir ses désirs et dans le but de goûter aux plaisirs de ce bas monde, cela n’est pas permis vu l’énorme danger qu’il représente et les mauvaises conséquences que cela entraîne.

De plus, cela contredit les hadiths authentiques cités plus haut - qu’Allah nous préserve.

Enfin, le voyage vers les pays des associateurs dans un but de tourisme, de commerce ou pour visiter des gens n’est pas permis vu l’énorme danger que cela représente et la contradiction flagrante avec la Sunna du Messager, prière et salut d’Allah sur lui, qui l’interdit. Pour conclure, le conseil que je présente à tous mes frères musulmans, c’est d’éviter de voyager vers les pays des mécréants, ou tout pays où le libertinage et la perversité sont répandus, et dans lesquels on n’interdit pas les actes blâmables.

Aussi, je leur conseille de rester dans leur pays, dans lequel ils sont en sécurité et où il y a moins de péchés : c’est mieux pour eux et pour leur religion.

Et c’est Allah Qui accorde le succès et Qui guide sur le droit chemin.

 

 

  • Fatwa de Cheikh Ben Baz
  • Tirée de son recueil de fatwas
  • Volume 3, page 1066
  • Images islamique de 3ilm char3i 

[1] Rapporté par Abû Dâwûd, chapitre de la guerre sainte (2645), At-Tirmidhî, chapitre des biographies (1604) et An-Nassâ’î (8/36).

[2] An-Nassâ’î, chapitre de l’aumône légale (5 /83), Ibn Mâjah, chapitre des châtiments(2536) et Ahmad (5 /4 -5).