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La Croyance - L'associationnisme

Q : Nous vous prions de bien vouloir nous répondre sur un groupe de gens qui se réunissent dans la mosquée pour évoquer Allah et Son Messager, mais, leur évocation contient quelques phrases qui s’opposent totalement avec le Tawhîd (le monothéisme). Ils disent par exemple, tous en même temps : « Prends ma main, ô Messager d’Allah », et le répètent. Le chef du groupe mène en disant : « Ô toi, ouverture des trésors d’Allah – ô toi, Ka’ba, où Allah se dévoile – ô toi, Trône pour l’Istiwâ’1 d’Allah – ô toi, chaise pour la descente d’Allah – accorde-nous la richesse, ô Messager d’Allah, c’est toi qu’on implore, ô bien aimé d’Allah – toi, ô toi, Messager d’Allah. », et bien d’autres genres d’invocations et de phrases pleines de Shirk.

R :

Premièrement : L’évocation d’Allah en groupe et d’une seule voix à la manière des soufis est une innovation (Bid’a), et le Prophète a dit :

 

« Celui qui apporte une innovation à notre religion, celle-ci lui sera certainement rejetée. »1

 

 

Deuxièmement : L’invocation d’un autre qu’Allah et l’imploration de son secours pour dissiper un malheur constituent une association majeure interdite, car l’invocation et la demande d’assistance sont des actes d’adoration et de rapprochement qui appartiennent à Allah Seul, et les vouer à autre que Lui constitue une association majeure qui fait sortir de la religion islamique, qu’Allah nous en protège. Allah le Très-Haut dit :

 

 

 

 

« Et n’invoque pas en dehors d’Allah ce qui ne peut ni te profiter ni te nuire. Et si tu le fais, tu seras alors du nombre des injustes * Et si Allah fait qu’un mal te touche, nul ne peut l’écarter en dehors de Lui. Et s’Il te veut un bien, nul ne peut repousser Sa grâce. Il en gratifie qui Il veut parmi Ses serviteurs. Et c’est Lui le Pardonneur, le Miséricordieux. »2


 

et Il dit :

 

 

 

« Les mosquées sont consacrées à Allah ; n’invoquez donc personne avec Allah. »3

 

et Il dit aussi :

 

 

« Et quiconque invoque avec Allah une autre divinité sans avoir la preuve évidente (de son existence), aura à en rendre compte à son Seigneur. En vérité, les mécréants ne réussiront pas. »4

 

 

et bien d’autres versets qui prouvent que l’adoration doit être vouée à Allah Seul.

Il est prouvé également que le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit :

 

« Si tu as quelque chose à demander, demande-là à Allah et si tu as à implorer secours, implore-le d’Allah. »5

 

Le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, dit aussi :

 

« L’invocation, c’est l’adoration. »6

 

Et Allah est Celui Qui accorde le succès et que la prière et le salut d’Allah soient sur notre Prophète, sa famille et ses Compagnons.

 

  • Fatâwâ du Comité Permanent des Recherches Scientifiques et de l’Iftâ

  • Page 78

     

______________________

1 Istiwâ signifie l’élévation d’Allah au-dessus du ciel et au-dessus de Son Trône ; certains le traduisent par « l’établissement ».

1 Al-Bukhârî, chapitre des traités de paix (2697) et Muslim, les jugements (1718).

2 Jonas, v. 106, 107.

3 Les Jinns, v. 18.

4 Les Croyants, v. 117.

5 Ahmad (2699 -2763-2804 Ahmad Shâkir) et At-Tirmidhî, chapitre des attributs de la résurrection (2518).

6 Ahmad (4/267-271/279), Abû Dâwûd, chapitre de la prière (1479), At-Tirmidhî, chapitre de l’interprétation du Coran (3247-2969), et des invocations(3372) et Ibn Mâjah, chapitre de la requête (3828).

 
La fatwa du jour ; partie croyance
  • La Croyance > Les djinns

    Q : Que pense votre éminence d’un homme qui, après avoir jugé l’exorcisation (religieuse) inefficace, s’est tourné vers la magie en disant que celle-ci n’est nocive que quand elle crée des problèmes ?

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  • La Croyance > L'associationnisme

    Q : Quel est le regard de la religion sur le fait de jurer par autre qu’Allah le Très-Haut, bien que l’on attribue au Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, cette parole : « Par son père, il a réussi, s’il a dit la vérité » ?[1]

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  • La Croyance > L'allégeance et le désaveu

    Q : Je suis saoudien et on m’a envoyé aux Etats-Unis étudier une spécialité ; celle-ci existe dans mon université actuelle. Je vous signale que les universités étrangères sont mixtes et que les étudiantes y portent des jeans serrés. Certaines portent mêmes des jupes qui arrivent à mi-cuisse ou aux genoux. Elles sont toutes maquillées et parfumées et elles portent parfois une croix au cou. Le spectacle de femmes pareilles est répandu dans les rues, les marchés, et les lieux publics…

    Mon habitude à la faculté, ainsi celle de beaucoup de jeunes là-bas, est de fréquenter les étudiants et les étudiantes - juifs et chrétiens - en leur adressant naturellement la parole ; on leur sourit et on leur adresse de belles paroles.

    Certains amis m’ont déconseillé d’aller là-bas, en raison du danger que cela représente pour la personne sur son comportement et la relation avec sa religion, mais aussi pour sa femme et ses enfants. Le spectacle quotidien de ce que nous avons décrit a en effet tendance à accoutumer la personne à la dépravation. Ces amis ont cité pour me convaincre le verset suivant :

     

    « Ceux qui ont fait du tort à eux-mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes en disant : “Où en étiez-vous ?” (à propos de leur religion). »1

    Ils ont cité aussi la parole de l’exégète Ibn Kathîr : « Celui qui séjourne parmi les mécréants est injuste envers lui-même. Ce qu’il fait est un grand péché comme le montre le verset, et les savants sont unanimes à ce sujet, tant qu’il ne pratique pas ouvertement sa religion. »

    Ces amis m’ont dit que la pratique ouverte de la religion ne se limite pas à prier et à jeûner, mais consiste surtout à appliquer ce qu’appliquait le prophète Ibrâhîm (Abraham), que le salut soit sur lui, à savoir le fait qu’il faille ouvertement renier la mécréance de ceux parmi lesquels on vit et les renier eux-mêmes. Il faut leur affirmer ouvertement qu’ils sont dans l’égarement et qu’il existe entre nous une inimité.

    Ces amis m’ont dit que Cheikh Muhammad ibn ‘Abdul-Wahhâb, qu’Allah lui soit clément, a déclaré dans son livre As-Sîra, que l’islam d’une personne n’est pas parfait tant que celle-ci ne haït pas les mécréants en leur montrant qu’ils les détestent et son hostilité envers eux, même s’il délaisse l’associa­tionnisme (Shirk) et proclame l’unicité d’Allah (Tawhîd).

    Ces mêmes amis m’ont cité ces deux paroles du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui :

    « Je renie tout musulman qui réside parmi les associateurs »,

    « Allah n’accepte les actes de l’associateur qui devient musulman qu’à condition qu’il se sépare des associateurs. »

    Ils m’ont dit : « Le Prophète, prière et salut pour lui, a exigé du Compagnon Jarîr, au moment où il a fait serment d’allégeance pour devenir musulman, de se séparer des associateurs. »

    Je suis maintenant confus et hésitant, et ma question est la suivante : « Quel est l’avis juridique correct concernant mon voyage et mes études là-bas ? Que signifie exactement la pratique ouverte de la religion qui est posée comme condition à la permission de voyager là-bas ? Ma belle-famille est-elle en tort si elle permet à ma femme de voyager, tout en sachant ce qui se passe là-bas ? Ou doit-elle plutôt lui interdire de voyager ? »

    Je vous demande de bien détailler la réponse à cette question importante qui concerne un grand nombre de jeunes musulmans.

     

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  • La Croyance > Les djinns

    Q : Est-ce que le mauvais œil atteint l’homme ? Comment se guérit-il ? Est-ce que le fait de s’en prémunir contredit le fait de s’en remettre à Allah ?

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  • La Croyance > La foi et l'islam

    Q : On sait que l’expiation du serment constitue à nourrir dix pauvres. Quels sont la quantité et le type de nourriture pour chaque pauvre ?

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