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La Croyance - La foi et l'islam

Q : Je suis un jeune musulman pratiquant, mais ces derniers temps, j’ai remarqué que ma foi a baissé et pour preuve, je commets des péchés comme laisser passer ou retarder la prière et ainsi qu’écouter des propos futiles et me laisser aller dans les plaisirs. J’ai certes essayé de me préserver de cela, mais je n’y parviens pas. Pouvez-vous m’orienter, votre éminence, vers la voie droite qui me permettra de me préserver de mon âme qui m’incite au mal ?

 

 

 

 

 

R : Nous demandons qu’Allah nous guide et vous guide. La voie qui mène vers cela est :

 

 

Premièrement : fournir tous ses efforts pour la lecture du Coran et sa méditation car Allah dit dans le Coran :

 

 

 

 

 

 

 

 

« Ô gens, une exhortation vous est venue de votre Seigneur, une guérison de ce qui est dans les poitrines, un guide et une miséricorde pour les croyants. »[1]

 

 

Deuxièmement : Revoir ce que l’on peut de la vie du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, et de sa Sunna, car elle est le phare qui nous guide sur la route vers Allah, gloire et pureté à Lui ;

 

 

Troisièmement : fournir tous ses efforts pour fréquenter ceux qui ont la piété et la crainte d’Allah, parmi les savants qui éduquent les gens et les amis qui ont la crainte d’Allah ;

 

 

Quatrièmement : s’éloigner le plus possible des mauvaises fréquentations, celles dont le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit :

 

 

« La mauvaise compagnie est comme le forgeron, soit il te brûle, (et dans une version il brûle tes vêtements), soit tu lui trouves une odeur détestable. »[2]

 

 

 

 

Cinquièmement : Rechercher au fond de toi-même la raison de ce changement afin que tu reviennes comme tu étais précédemment ;

 

 

Sixièmement : Que ne t’atteigne pas l’admiration de tes propres bonnes œuvres, car l’admiration de soi-même peut annuler l’action comme Allah dit :

 

 

 

 

 

« Ils te rappellent leur conversion à l’islam comme si c’était une faveur de leur part. » Dis : « Ne me rappelez pas votre conversion à l’islam comme une faveur. C’est au contraire une faveur dont Allah vous a comblés en vous dirigeant vers la foi, si toutefois vous êtes véridiques. »[3]

 

 

 

 

 

Mais regarde toujours tes bonnes actions comme si tu n’en faisais pas assez, de manière à recourir au repentir et à la demande du pardon à Allah, avec la bonne pensée envers Lui. Car si l’individu se laisse éblouir par ses actes, et pense qu’il possède un droit sur son Seigneur de par ses actes, cela devient une chose dangereuse et qui peut annuler ses actes. Nous demandons à Allah la grâce et le Salut.

 

 

 

 

 

  • Fatwa du cheikh Otheimine
  • Tome  2 page 964

 

 

 

 



[1] Yûnus, v. 57.

 

[2] Al-Bukhârî dans le chapitre des ventes (2101) et Muslim dans le chapitre du bon comportement (2628).

 

[3] Les Appartements, v. 17.

 

 
La fatwa du jour ; partie croyance
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    Q : Je suis saoudien et on m’a envoyé aux Etats-Unis étudier une spécialité ; celle-ci existe dans mon université actuelle. Je vous signale que les universités étrangères sont mixtes et que les étudiantes y portent des jeans serrés. Certaines portent mêmes des jupes qui arrivent à mi-cuisse ou aux genoux. Elles sont toutes maquillées et parfumées et elles portent parfois une croix au cou. Le spectacle de femmes pareilles est répandu dans les rues, les marchés, et les lieux publics…

    Mon habitude à la faculté, ainsi celle de beaucoup de jeunes là-bas, est de fréquenter les étudiants et les étudiantes - juifs et chrétiens - en leur adressant naturellement la parole ; on leur sourit et on leur adresse de belles paroles.

    Certains amis m’ont déconseillé d’aller là-bas, en raison du danger que cela représente pour la personne sur son comportement et la relation avec sa religion, mais aussi pour sa femme et ses enfants. Le spectacle quotidien de ce que nous avons décrit a en effet tendance à accoutumer la personne à la dépravation. Ces amis ont cité pour me convaincre le verset suivant :

     

    « Ceux qui ont fait du tort à eux-mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes en disant : “Où en étiez-vous ?” (à propos de leur religion). »1

    Ils ont cité aussi la parole de l’exégète Ibn Kathîr : « Celui qui séjourne parmi les mécréants est injuste envers lui-même. Ce qu’il fait est un grand péché comme le montre le verset, et les savants sont unanimes à ce sujet, tant qu’il ne pratique pas ouvertement sa religion. »

    Ces amis m’ont dit que la pratique ouverte de la religion ne se limite pas à prier et à jeûner, mais consiste surtout à appliquer ce qu’appliquait le prophète Ibrâhîm (Abraham), que le salut soit sur lui, à savoir le fait qu’il faille ouvertement renier la mécréance de ceux parmi lesquels on vit et les renier eux-mêmes. Il faut leur affirmer ouvertement qu’ils sont dans l’égarement et qu’il existe entre nous une inimité.

    Ces amis m’ont dit que Cheikh Muhammad ibn ‘Abdul-Wahhâb, qu’Allah lui soit clément, a déclaré dans son livre As-Sîra, que l’islam d’une personne n’est pas parfait tant que celle-ci ne haït pas les mécréants en leur montrant qu’ils les détestent et son hostilité envers eux, même s’il délaisse l’associa­tionnisme (Shirk) et proclame l’unicité d’Allah (Tawhîd).

    Ces mêmes amis m’ont cité ces deux paroles du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui :

    « Je renie tout musulman qui réside parmi les associateurs »,

    « Allah n’accepte les actes de l’associateur qui devient musulman qu’à condition qu’il se sépare des associateurs. »

    Ils m’ont dit : « Le Prophète, prière et salut pour lui, a exigé du Compagnon Jarîr, au moment où il a fait serment d’allégeance pour devenir musulman, de se séparer des associateurs. »

    Je suis maintenant confus et hésitant, et ma question est la suivante : « Quel est l’avis juridique correct concernant mon voyage et mes études là-bas ? Que signifie exactement la pratique ouverte de la religion qui est posée comme condition à la permission de voyager là-bas ? Ma belle-famille est-elle en tort si elle permet à ma femme de voyager, tout en sachant ce qui se passe là-bas ? Ou doit-elle plutôt lui interdire de voyager ? »

    Je vous demande de bien détailler la réponse à cette question importante qui concerne un grand nombre de jeunes musulmans.

     

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  • La Croyance > L'unicité de la seigneurie

    Q : Peut-on comprendre que, comme l’âme est insufflé dans l’embryon après la période de quatre mois, cela signifie que le spermatozoïde qui féconde l’ovule et qui va constituer l’embryon ne possède pas d’âme ?

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    Q : Devons-nous aborder la civilisation occidentale avec un état d’esprit lucide pour réaliser le grand réveil islamique ?

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